
ʺTous les pays européens doivent promptement renforcer leurs capacités de défense. La sécurité et la défense qui assurent la stabilité, protègent les libertés fondamentales et favorisent la prospérité de nos citoyens, sont l’épine dorsale de la démocratieʺ, a fait valoir M. Jānis Vucāns, président de l’Assemblée balte et chef de la délégation lettone, s’adressant aux participants à la Conférence européenne des présidents de parlements et des organisations interparlementaires qui s’est tenue à Strasbourg, France, jeudi 20 mars.
ʺLa protection de la démocratie et la garantie de la sécurité en Europe ne peuvent relever de la responsabilité d’un seul pays ou d’une seule organisation, cela nécessite un effort collectif. Pour défendre notre liberté, nous avons besoin de la victoire de l’Ukraine, de la dissuasion, à long terme, de l’agression russe et d’une alliance européenne renforcéeʺ, a-t-il indiqué.
ʺNous devons aider l’Ukraine démocratique dans sa lutte, car elle se bat également pour nos valeurs communesʺ, a affirmé M. Vucāns, soulignant que les États baltes faisaient partie des pays soutenant militairement l’Ukraine de manière fiable, et continuaient d’affecter une part importante de leur produit intérieur brut à l’aide de l’Ukraine. Le président de l’Assemblée balte a appelé les alliés occidentaux à faire de même.
ʺLes États baltes conviennent de la nécessité d’une paix juste, globale et durable en Ukraine, ancrée dans les principes du droit internationalʺ, a-t-il signalé, notant que l’Ukraine devait être un État souverain et indépendant qui sauvegarde son intégrité territoriale et choisit librement les alliances auxquelles il souhaite adhérer. ʺSeule la victoire ukrainienne peut garantir une sécurité durable et mettre fin à l’agression impérialiste russe, motivée par des ambitions colonialesʺ, a-t-il précisé.
Le président de l’Assemblée balte a noté que le prix de l’agression russe devait être augmenté, citant comme exemple la possibilité de rendre plus difficile pour la Russie de générer des revenus à partir des exportations d’énergie, ainsi que la redistribution des actifs gelés pour financer les besoins militaires de l’Ukraine. Il a accentué qu’il était de notre devoir et de notre responsabilité à nous tous de rompre tous les liens commerciaux et diplomatiques avec la Russie et la Biélorussie et de renforcer davantage les sanctions existantes. ʺUne Russie faible est la meilleure garantie de sécurité pour ses pays voisins, en particulier ceux qui ne font pas partie de l’OTAN et de l’Union européenneʺ, a-t-il révélé.
En outre, M. Vucāns a accentué que nous devions renforcer nos relations avec les pays partageant les mêmes idées et désireux de préserver la démocratie dans leur pays et dans l’ensemble de l’Europe. Il a également appelé à se focaliser sur le renforcement et la résilience de nos propres sociétés civiles et nos institutions. ʺIl s’agit non seulement d’investir dans l’éducation aux médias publics en vue de lutter contre la propagation des fausses nouvelles et de la désinformation, mais aussi de protéger notre infrastructure numérique contre les menaces hybrides et les cyberattaques visant les institutions démocratiques et la confiance de la populationʺ, selon lui.
La Conférence européenne des présidents de parlements et des organisations interparlementaires est organisée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe depuis 1975. Cette année marque le 50e anniversaire de la première conférence, réunissant environ 60 présidents ou vice-présidents des parlements nationaux et environ 400 délégués.
Service de presse de la Saeima